Santé publique

Culture Nutrition à la découverte de La Picorée !

La Picorée bannière
Gwendaline
écrit par Gwendaline

On vous présente l’initiative de la Picorée, découverte sur La Fabrique Aviva. Pour rappel, la Fabrique Aviva fut créée en 2016 par l’assureur Aviva France pour récompenser l’entrepreneuriat social et solidaire. La Picorée vise à remettre l’alimentation au cœur du parcours de soin des patients atteints d’un cancer, afin de prévenir la dénutrition. Le principe ? Une offre « à picorer » qui allie autonomie et plaisir alimentaire.

Avant tout, La Picorée est un projet qui remet le patient au cœur de sa prise en charge

Aujourd’hui, 1/3 des personnes atteintes d’un cancer ne bénéficient pas d’une prise en charge nutritionnelle personnalisée (étude Nutricancer). Et par personnalisée, on entend adaptée à l’individu, à son mode de vie, à ses envies. C’est aller au-delà du produit formulé pour répondre au plus grand nombre. Pourtant, c’est essentiel pour mieux vivre sa maladie, et mettre toutes les chances de rémission de son côté.

➡️ Si la thématique de la nutrition personnalisée vous intéresse, n’hésitez pas à découvrir notre regard d’expert à ce sujet !

La bonne nouvelle, c’est qu’on avance dans la bonne direction grâce aux nombreuses initiatives qui fleurissent, de start-ups de la e-santé aux grands groupes tel que Nutricia avec Food4Health.

Dans ce sens, l’approche de La Picorée est intéressante. Au-delà des collations gourmandes (pour stimuler la faim), en portions adaptées au petit appétit des patients, et formulées selon leurs besoins nutritionnels spécifiques, il s’agit de tout un dispositif qu’on pourrait presque qualifier de coaching :

  • Un suivi digital de la qualité de vie et du poids du patient
  • Un service d’écoute de diététiciens spécialisés en oncologie
  • Une communauté interactive pour échanger de bonnes pratiques entre pairs et aidants : « Les Picoreurs »

Parce que la dénutrition est un sujet prioritaire !

Nous l’avons évoqué à plusieurs reprises, notamment avec le Pr Fontaine à l’occasion de la semaine de la dénutrition. Il s’agit d’une maladie encore méconnue du grand public, mais aussi des professionnels de santé. Pourtant, c’est :

  • Plus de 2 millions de personnes touchées en France ;
  • 40 % des patients traités pour un cancer concernés, avec de lourdes conséquences sur leur qualité de vie et leur pronostic vital (réseau Nacre, 2020) ;
  • Un coût de 17 Mds € par an en Europe dans le cancer (Seguy D, Clinical Nutrition, 2019)

Fatigue, perte d’appétit, altération du goût, difficulté à déglutir… Ces effets secondaires sont autant de « raisons » de se sous-alimenter, avec un impact majeur sur la qualité de vie des malades et l’efficacité de leurs traitements. Pour ne pas entrer dans ce cercle vicieux de la dénutrition, encore faut-il mettre en place un accompagnement adapté dès le diagnostic du cancer posé. Et savoir dépister la dénutrition le cas échéant !

C’est pourquoi ce type d’initiatives nous plait ! Affaire à suivre…

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Crédits photos: #391233081– ©bernardbodo – stock.adobe.com

A propos de l'auteur

Gwendaline

Gwendaline

Directrice du pôle Santé chez Nutrikéo. Mes domaines de prédilection : la santé en général et particulièrement les innovations.

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