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pâtes protéinées panzani

Panzani muscle ses pâtes avec le lancement de la gamme Les Protéinées

Les pâtes protéinées Panzani font leur entrée sur le marché avec le lancement de la gamme Les Protéinées avec des références 100 % végétales, enrichies en protéines de blé et de pois. Avec 20 g de protéines pour 100 g, contre 12 g pour la gamme classique de la marque, soit une hausse d’environ 67 %, ce lancement positionne le leader français du rayon sur un segment déjà occupé par Barilla et De Cecco.

Pâtes protéinées Panzani : une composition pensée pour l’apport protéique quotidien

La collection de pâtes protéinées Panzani se décline en trois formats, serpentini, fusilli et coudes rayés, élaborés à partir de blé dur, de protéines de blé et de protéines de pois. Selon la fiche produit Panzani, chaque portion de 100 g apporte 20 g de protéines, soit 40 % des apports quotidiens recommandés. La marque revendique une composition 100 % végétale et une préparation identique à celle des pâtes classiques.

pâtes protéinées Panzani

À titre de comparaison, Panzani indique que sa gamme classique affiche 12 g de protéines pour 100 g, un niveau qui permet déjà de qualifier ses pâtes de « source de protéines » au sens du règlement européen n°1924/2006, selon les informations publiées par la marque. Les pâtes protéinées Panzani affichent donc une teneur en protéines supérieure d’environ 67 % à la référence classique. Le produit est annoncé en Nutri-Score A. Le lancement a été relayé début juillet 2026 par la veille spécialisée Pour Nourrir Demain, qui souligne que la marque cible les consommateurs souhaitant augmenter leur apport en protéines végétales sans changer leurs habitudes de consommation.

Barilla et De Cecco, deux précédents sur le segment

Ce lancement des pâtes protéinées Panzani n’est pas une première. Barilla a lancé sa gamme Protein+ en avril 2025 sur le marché français, après un premier déploiement aux États-Unis. Composées de semoule de blé dur et de protéine de pois (10,8 %), ces pâtes affichent également 20 g de protéines pour 100 g, contre environ 12,5 g pour un spaghetti classique de la marque, selon les données déclaratives disponibles sur Barilla.com, soit une hausse de l’ordre de 60 %. La gamme, disponible en spaghetti, penne et fusilli, est vendue à un prix de vente conseillé de 2,19 € les 400 g.

De Cecco a suivi avec sa gamme High Protein. Positionnée sur le segment premium, elle associe semoule à gros grains et farines de légumineuses (lentilles, fèves, pois) selon la fiche produit De Cecco, disponible en spaghetti, fusilli et penne rigate.
La teneur en protéines n’est pas communiquée en valeur chiffrée sur le site officiel de la marque ; les données d’étiquetage collectées sur la base collaborative Open Food Facts indiquent 30 g de protéines pour 100 g, un chiffre à traiter avec prudence puisqu’il provient d’une base contributive et non d’une communication officielle de la marque.

Une tendance de fond, portée par le flexitarisme

Mais que ce soit ces pâtes protéinées Panzani ou les deux autres références citées, il es à noter que ces trois lancements s’inscrivent dans une dynamique plus large de « protéinisation » de l’alimentation courante. Le 7ᵉ baromètre des consommateurs Protéines France, publié en janvier 2026 indique que 73 % des consommateurs jugent les protéines végétales bonnes pour la santé et que 66 % en intègrent chaque semaine dans leur alimentation.

Aux États-Unis, marché précurseur sur ce segment, les pâtes hyperprotéinées représenteraient déjà environ 7 % du rayon, avec une croissance annuelle proche de 20 % en volume, selon une analyse d’IntoTheMinds qui note que les industriels européens surveillent de près cette évolution, susceptible de se reproduire sur le marché français.

Ce que ce lancement dit du marché des pâtes

On l’observe depuis déjà un moment, et cela se confirme : l’arrivée de Panzani sur ce segment, après Barilla et De Cecco, confirme que l’enrichissement en protéines n’est plus un positionnement de niche réservé aux marques premium ou à la nutrition sportive.
Il devient un axe de différenciation pour les acteurs généralistes du rayon épicerie. Les trois marques misent sur des protéines végétales (blé, pois, légumineuses) plutôt que sur des isolats animaux, un choix cohérent avec l’image positive dont bénéficient les protéines végétales auprès des consommateurs français.

Le positionnement tarifaire de ces gammes reste toutefois un point de vigilance. Les pâtes protéinées se vendent généralement à un prix supérieur à celui des références classiques, ce qui pourrait limiter leur adoption au-delà des consommateurs déjà sensibilisés à la nutrition fonctionnelle.
L’enjeu, pour les pâtes protéinées Panzani comme pour leur concurrentes, consistera à démocratiser cette offre sans la cantonner à un segment premium. Reste également à voir si le marché français suivra la trajectoire observée aux États-Unis, où la catégorie affiche une croissance à deux chiffres, ou si la progression restera plus mesurée, portée par un socle de consommateurs déjà acquis au flexitarisme.

Un article réalisé par l’équipe Nutrikéo x ProtéinesXTC

Le saviez-vous ? Nutrikéo et ProtéinesXTC accompagnent les acteurs de la food – marques, interprofessions, restauration, distribution, fabricants et PAI, ingrédients, services et tech – dans leurs transitions alimentaires, nutritionnelles et nutraceutiques.

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