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Après la viande, le lait maternel in vitro !

lait maternel
écrit par Ombeline

Ils l’ont fait… cultiver des cellules mammaires pour produire du lait maternel in vitro. Qui l’eut cru ?

Alors que dans le monde, 2 nourrissons sur 3 n’est pas nourri exclusivement au sein pendant les 6 premiers mois recommandés par l’OMS1, deux startups américaines tentent de proposer une nouvelle alternative au lait maternel quand l’allaitement n’est pas possible.

Allons voir ce qui se trame dans ces laboratoires…

Ces précieux éléments du lait maternel que l’on cherche à copier

Un cocktail de nutriments évolutif…

Composé de près de 87,5 % d’eau (répondant ainsi aux besoins hydriques colossaux du nourrisson), le lait maternel est une formule sur-mesure dont les bienfaits ne sont plus à démontrer :

8 à 12 g / L de protéines

Dont 60 % de protéines solubles et 40 % de caséines sous forme de micelles, favorisant la vidange gastrique. Parmi les protéines solubles, on retrouve des immunoglobulines et de la lactoferrine, immuno-protectrices, des facteurs de croissance et des enzymes (notamment digestives). Inutile de préciser que le profil en acides aminés de ces protéines correspond parfaitement aux besoins du bébé.

75 g / L de glucides

Dont 84 % de lactose et 16 % d’oligosaccharides (HMO), au nombre de 130 (vs 0 dans le lait de vache), dont l’effet prébiotique participe à la mise en place du microbiote intestinal du bébé, constituant une solide barrière contre les infections. 

35 g / L de lipides hautement digestibles et assimilables

Notamment grâce à la présence d’une lipase qui permet de compenser l’insuffisance des lipases pancréatiques du nouveau-né, mais aussi grâce à la structure des triglycérides (position de l’acide palmitique). Le lait maternel est aussi très riche en cholestérol (alors que le lait de vache en contient 3 à 4 fois moins), qui est non seulement un précurseur hormonal mais joue aussi un rôle capital dans la construction des membranes et le développement cérébral du bébé. Ce développement du cerveau, si essentiel à la vie, est aussi boosté par les acides gras polyinsaturés (AGPI), en particulier des oméga 3, oméga 6 et AGPI longue chaîne, qui participent aussi au développement rétinien ! Vive le gras !

Des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments

Dont nous ne ferons pas la longue liste mais soulignerons toutefois :

  • Leur parfaite adéquation, en termes de quantité, aux capacités d’élimination rénale du bébé dont les reins ne sont pas encore matures
  • Une biodisponibilité ferrique inégalée
  • Des milliers d’espèces bactériennes différentes qui vont coloniser le microbiote intestinal du bébé pour le bonheur de son système immunitaire.

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A propos de l'auteur

Ombeline

Directrice de Pôle chez Nutrikéo - Mes domaines de prédilection : la durabilité et les stratégies RSE.

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