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La France à la conquête de la souveraineté alimentaire

maïs souveraineté alimentaire
Laura
écrit par Laura

Les initiatives du gouvernement français mais aussi des institutions Européennes en faveur d’un système alimentaire plus durable se multiplient. On vous parlait d’ailleurs récemment de Farm to Fork, la stratégie Européenne pour un système alimentaire durable et la souveraineté alimentaire. Allant toujours plus loin, et surtout en corrélation avec le contexte actuel de la crise Covid, le gouvernement français a dévoilé en début de mois un plan de relance. Quelles actions concrètes envisagées ?

1,2 milliards d’euros au service des agricultures, agriculteurs et des consommateurs

Ce sont les premiers mots du rapport, ceux de Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Si la crise Covid-19 est l’élément déclencheur de ce plan de relance, les ambitions et objectifs n’en restent pas moins essentiels et incontournables aujourd’hui.

L’un des virages a cependant grandement bénéficié du contexte : l’image des agriculteurs. Nous en parlions d’ailleurs ici. Après des années d’agri-bashing, cette crise a été l’occasion de redorer le blason des agriculteurs, et de leur redonner une place de choix au sein de la population. Les agriculteurs sont (re)perçus comme essentiels, dans une société où les Français souhaitent mieux se nourrir.

Le bashing est d’ailleurs un sujet de fond aujourd’hui. Pour en savoir plus, consultez notre article à ce sujet.

3 priorités pour un plan de relance ambitieux

La situation se résume en trois points capitaux :

  1. Reconquérir la souveraineté alimentaire
  2. Accélérer la transition agro-écologique au service d’une alimentation saine, durable et locale
  3. Accompagner l’agriculture et la forêt française dans l’adaptation au changement climatique
Répartition du budget du plan de relance selon les priorités

Revenons sur chaque axe plus en détails, avec les action majeures envisagées et soutenues pour chacun.

La souveraineté alimentaire

Cet axe se résume en 4 points principaux, et pas des moindres :

  • Bâtir notre souveraineté alimentaire en protéines végétales
  • Assurer la relève des agriculteurs
  • Produire en France avec des exigences en matière de bien-être animal et de santé humaine
  • La relocalisation de filières stratégiques

Allons plus loin

De grandes ambitions en matière de souveraineté alimentaire et notamment de protéines végétales. En effet, devenir un leader de la protéine végétale à horizon 2030 passera par de lourds investissements, une extension des surfaces cultivées et des acteurs impliqués. Côté industrie, nul doute que des acteurs comme Roquette, ou des acteurs de l’interprofession comme le GEPV ou l’USIPA sauront s’investir dans de tels sujets. Quant aux agriculteurs, ils sont les premiers concernés (avec les consommateurs) par ces sujets. La rémunération est d’ailleurs au cœur du débat. Le challenge : (re)mettre en lumière les hommes et les femmes essentiels à notre pays. Enfin, il est question d’un programme pour développer une alimentation favorable à la santé. Nous avons hâte d’en savoir plus.

Une transition agroécologique pour une alimentation saine, durable et locale

Il est ici question de plusieurs points clés :

  • Accélérer le développement du bio et de la haute valeur environnementale
  • L’innovation pour réduire l’usage des produits phytosanitaires
  • Favoriser la biodiversité autour des cultures
  • Accélérer l’approvisionnement des cantines scolaires en produits sains, durables et locaux
  • Impliquer les territoires avec des projets alimentaires territoriaux (PAT)
  • Aider les restaurants dans ces enjeux de durabilité et local
  • Multiplier les jardins partagés et développer l’agriculture urbaine
  • Donner accès à une alimentation saine, durable et locale

Allons plus loin

Une alimentation saine, durable, et locale, c’est le souhait de tout un chacun. Pour cela, des appels à projets dédiés seront lancés par l’Agence Bio et France AgriMer. L’objectif sera de faire évoluer les systèmes de production, mais aussi de distribution. En ce qui concerne la partie environnementale, il est question d’actions comme planter des haies, pour abriter des animaux auxiliaires de cultures. Enfin, certains engagements sont déjà amorcés. C’est notamment le cas pour les cantines. En effet, la loi EGALIM prévoit par exemple que 50 % des produits fournis dans les cantines scolaires doivent répondre à au moins un critère de qualité d’ici 2022. Le Bio en fait partie par exemple. C’est ce type d’actions, plus concrètes, qui sont amplement attendues par les consommateurs.

L’agriculture et la forêt françaises dans l’adaptation au changement climatique

Dernier point mais pas des moindres avec des actions en faveur des “poumons verts” de notre territoire :

  • Soutenir l’investissement dans les équipements de protection face aux aléas climatiques
  • Reboiser les forêts françaises

Un plan de relance plus qu’ambitieux, mais nécessaire pour accompagner les transitions du pays aujourd’hui. Reste à espérer que les programmes et actions seront à la hauteur des ambitions. Pour aller plus loin sur les sujets de la durabilité, nous y dédions une tendance complète. Découvrez notre article sur les ressources durables.

Crédit photo : #265944043– © Željko Radojko- stock.adobe.com

A propos de l'auteur

Laura

Laura

Consultante-Chef de Projet chez Nutrikéo.
Mes domaines de prédilection : les innovations en nutraceutique et les DNVB.

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