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Yuka : est-ce que ça marche ?

Yuka application mobile
Agathe
Écrit par Agathe

Avec ses 12 millions d’utilisateurs, Yuka est devenue en 2 ans la référence des applications mobiles de notre alimentation. Les fondateurs avaient pour ambition d’améliorer notre alimentation. C’est donc naturellement qu’ils ont décidé de mener une étude d’impact. Les résultats sont très convaincants ! Culture Nutrition vous les résument en 5 conclusions ↓.

1. Consommer moins mais mieux

Yuka comportements d'achat

95 % des utilisateurs ont cessé d’acheter certains produits, entre 4 et 9 produits pour 51 % d’entre eux

83 % des utilisateurs disent acheter moins, mais des produits de meilleure qualité. Et 95 % ont arrêté d’acheter certains produits grâce à l’utilisation de Yuka.

Ils sont notamment 92 % à reposer un produit lorsque l’application les a notés rouge. Ce qui peut reposer la question de l’impact des codes couleur et autres Traffic Lights. En effet, on se pose souvent la question de l’utilisation de la couleur rouge, synonyme d’interdit. On est même frileux quant à son utilisation. Le PNNS 4, par exemple, n’utilise pas cette couleur. Mais finalement… ne serait-ce pas le plus efficace ?

2. Yuka : symbole du pouvoir des consommateurs sur les industriels

Car en utilisant Yuka, les consommateurs ont non seulement le sentiment de se faire du bien, mais aussi de devenir acteur pour notre société. Le changement s’applique aux entreprises agroalimentaires qui reconnaissent l’impact de Yuka sur l’amélioration nutritionnelle de leurs produits. A minima sur l’accélération de leurs démarches. Certains, comme Intermarché, vont plus loin et collaborent avec la start-up. En ce sens, Intermarché va reformuler 900 recettes pour supprimer 142 additifs.

3. Yuka ou la transmission parent-enfant

En effet, 66 % des utilisateurs disent utiliser l’application mobile pour faire de la pédagogie auprès de leurs enfants. Le système étant aussi simple que visuel, il est parfaitement adapté pour faire de la sensibilisation et de l’éducation alimentaire auprès des plus jeunes.

4. Un retour aux produits bruts

C’est ce que les programmes de sensibilisation cherchent à faire, mais sans toujours y arriver par manque d’impact à grande échelle. Dans le cas de Yuka, 57 % des utilisateurs affirment cuisiner plus qu’avant. Et 84 % achètent plus de produits bruts, probablement pour éviter les aliments ultra-transformés. Récemment, le lien entre une consommation excessive de ces aliments et l’apparition de maladies chroniques a été démontré.

5. Une application mobile utile

91 % des utilisateurs considèrent Yuka comme l’une des applications les plus utiles de leur téléphone. Ce n’est pas rien quand on connait les difficultés pour faire émerger une appli aujourd’hui, notamment face à la densité de l’offre. Son utilité pourrait devenir sociétale puisque 84 % des utilisateurs pensent qu’elle pourrait faire changer la législation. Donc bravo Yuka et pourvu que les choses continuent à bouger !

L’étude d’impact de Yuka a été menée auprès de 230 000 utilisateurs.

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A propos de l'auteur

Agathe

Agathe

Consultante chef de projet Nutrikéo - Mes domaines de prédilection : animation évènements et formations, restauration hors domicile, minceur…

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