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L’étiquetage nutritionnel remis en question par l’Anses

étiquetage nutritionnel
Elise
écrit par Elise

Depuis l’automne dernier, quatre systèmes d’étiquetage nutritionnel (SIN) étaient testés sur  1 300 produits dans près de 60 magasins partout en France. Malgré un premier avis favorable en mars 2016, L’ANSES juge finalement ces SIN peu pertinents…


L’avis des experts est plus que mitigé…étiquetage nutritionnel

Le verdict est tombé le 14 février dernier, après des études poussées l’ANSES conclut « qu’en l’état actuel des connaissances, la pertinence nutritionnelle, dans une perspective de santé publique, des SIN examinés n’est pas démontrée ». En d’autres termes, rien n’est moins certain que la pertinence de ces systèmes visuels.

 

Pourquoi l’Anses est-elle si dubitative ?

L’intégralité des variables jugées importantes par l’Anses (les apports en nutriments et autres substances, l’énergie, le régime alimentaire pris dans sa globalité…) n’ont pas été prises en compte par les SIN. Ces informations nutritionnelles simplifiées ne répondent que de façon imprécise aux questions de besoins nutritionnels, sans prendre en compte les spécificités de certains groupes de population comme les enfants ou les personnes âgées par exemple.

 

Qu’en pensent les consommateurs ?

Le fameux site culinaire Marmiton a lancé sa propre enquête en ligne pour recueillir les avis des consommateurs. Les résultats sont sans appel : si plus de la moitié des gens considèrent que l’équilibre nutritionnel est important, il n’est pas leur priorité.

En effet, les trois quart d’entre eux jugent plus important l’absence de pesticides, d’additifs et l’origine géographique des denrées de consommation courante.  Près de 80 % des consommateurs souhaiteraient voir renforcer la lisibilité des informations nutritionnelles des produits industriels.

étiquetage nutritionnelEn ce qui concerne les SIN à proprement parlé, un leader se dégage clairement. Le système nutri-score a remporté les suffrages, apparaissant comme clair et lisible à 76 % des répondants (contre 56-58 % pour les autres). Pour le grand public, ce système serait le plus adapté au contexte des courses en supermarché : les clients sont pressés et ont besoin d’une indication facile et rapide à lire. L’association du code couleur et des lettres permettent dans ce sens de comprendre l’information au premier coup d’œil.

 

Si pour les consommateurs le SIN nutri-score semble un bon compromis, l’Anses n’est elle pas convaincue ! Il ne reste plus que quelques mois pour le Ministère de la santé avant de choisir le SIN qui sera mis en place. Il pourra s’appuyer sur un nouveau rapport de l’Anses ainsi que sur le rapport du comité de pilotage du test dans les supermarchés, publié mi-mars.

 

 

A propos de l'auteur

Elise

Elise

Diététicienne-Conseil. Mes domaines de prédilection : la santé et plus particulièrement la nutrition clinique.

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