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Les probiotiques à l’assaut des maladies neurodégénératives !

Probiotiques
Johanne
Écrit par Johanne

Les probiotiques, déjà bien connus pour leurs applications dans les maladies digestives et immunitaires s’ouvrent aujourd’hui à de nouvelles promesses comme le stress, la santé cardiovasculaire ou encore les maladies neurodégénératives avec notamment les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.

 

Les probiotiques améliorent les symptômes associés à la maladie d’Alzheimer

Une étude clinique publiée fin 2016 à l’Université de Kashan, en Iran, a été menée en double aveugle sur 60 patients atteints de la maladie d’Alzheimer et âgés de 60 à 95 ans. Elle a pu montrer que le renforcement du microbiote intestinal des patients par une supplémentation en probiotiques (Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus casei, Bifidobacterium bifidum, et Lactobacillus fermentum) permettait d’améliorer leurs fonctions cognitives. La mesure de ces fonctions a été réalisée à l’aide du test Mini Mental State Examination (MMSE) aussi appelé le test de Folstein. En mesurant les capacités de mémorisation, ce test donne une idée de l’état des fonctions cognitives chez les patients.

Après les 12 semaines d’étude, une augmentation d’environ 27 % du score MMSE  a été mise en évidence dans le groupe des patients supplémentés en probiotiques alors que les patients qui n’ont pas reçu de probiotiques ont plutôt présenté une baisse de ce score. L’article n’aborde pas le potentiel mode d’action des probiotiques sur la maladie.

 

Une application pour les probiotiques dans le traitement de la maladie de Parkinson

Une autre étude de l’Institut de Technologie de Californie (Caltech), publiée dans Cell, a également démontré l’implication du microbiote dans la maladie de Parkinson. En effet, des expériences de transplantation fécale chez la souris ont pu montrer que des altérations dans le microbiote intestinal représentaient un facteur de risque pour la maladie de Parkinson. Les symptômes retrouvés chez les patients semblent être associés à un changement dans la composition de leur microbiote : des souches bactériennes (Lachnospiraceae, Rikenellaceae, Peptostreptococcaceae et Butyricicoccus) sont faiblement présentes chez les patients atteints comparé aux patients sains.

 

L’implication du microbiote dans l’axe intestin – cerveau ne cesse d’être démontrée et la liste des promesses des probiotiques s’allonge… Par ailleurs, du fait du vieillissement global des populations, les maladies neurodégénératives et leurs traitements sont au centre des problématiques de recherche actuelles. Ces résultats encourageants font donc des probiotiques une nouvelle piste de traitement pour les maladies neurodégénératives.

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A propos de l'auteur

Johanne

Johanne

Assistante Consultante-Chef de projet chez Nutrikéo. Mes domaines de prédilection : éducation nutritionnelle, microbiote, innovations en alimentation …

2 commentaires

  • Bonjour,
    Cela fait déjà un bon moment qu’on parle du microbiote. Pourquoi les neurologues qui nous suivent ne nous en parlent pas?

    • Bonjour,
      Merci de votre message et de l’attention que vous portez à nos articles. Le microbiote est toujours au cœur des recherches scientifiques et son implication dans les maladies neurobiologiques est une découverte récente qui nécessite encore des recherches complémentaires. C’est pourquoi les neurologues n’en parlent pas encore.
      Très bonne journée.

      Johanne

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